Parce qu’il est le symbole d’un pouvoir absolu encore très répandu dans le monde au XXIè siècle, parce qu’il se réclame d’une certaine conception de l’universalité (le monde entier y accourt), l’AFPS a ce dimanche 21 septembre fait du château de Versailles un lieu de revendication politique. La dénonciation du génocide à Gaza doit tendre elle aussi à l’universel et devrait bénéficier d’un consensus général : la place d’Armes a constitué une belle avant-scène pour notre pièce en un acte (très court) et, pour nos revendications, une chambre d’écho à la portée internationale. Militants de l’AFPS, du collectif Palestine 78 et autres sympathisants ont donc déroulé le slogan « Stop génocide » (une lettre par t-shirt) devant les célèbres grilles dorées. Pendant les quelques minutes qui ont précédé l’arrivée des forces de l’ordre, notre action flash fut filmée, photographiée, et sans nul doute partagée sur les réseaux sociaux par certains de ses nombreux visiteurs (8 millions par an). Si nous avons ironiquement détourné les outils du tourisme de masse et transformé la défense du peuple de Palestine en attraction touristique, notre but était de lui donner une nouvelle forme, aussi spectaculaire que provisoire. On ne jurera pas, par contre, que les conservateurs de l’établissement public nous invitent à revenir chaque semaine.

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