La loi Yadan, une menace pour les soutiens de la Palestine.

Suite à l’annonce de l’examen de la proposition de loi Yadan à l’Assemblée nationale pour le 16 avril 2026, l’AFPS 78 a adressé, début avril, aux 12 député•es des Yvelines un nouveau courrier expliquant ses inquiétudes et sollicitant un rendez-vous.
Le texte modifié après la passage en commission restait problématique à plusieurs titres :
* La PPL est porteuse d’une assignation identitaire des Français juifs au soutien de l’État d’Israël et de sa politique. Elle est ainsi dangereuse pour les Français juifs qu’elle prétend protéger.

* Le texte se réfère à des délits majeurs sur la base de critères contestables, vagues et imprécis ; il constitue de ce fait une grave menace pour la liberté d’expression.

* Le texte introduit de nouveaux délits qui constituent des ingérences entravant de manière grave le débat public légitime relatif à des conflits d’actualité.

Dans la semaine précédant l’examen prévu de la PPL, nous avons, cette fois, pu échanger lors de rendez-vous avec Béatrice Piron (3e circonscription), Laurent Mazaury (11e circonscription), Anne Bergantz (2e circonscription) par l’intermédiaire de nos amis du collectif Palestine Chevreuse et Saint-Rémy. Si nos interlocuteurs/interlocutrices ont insisté sur le caractère indispensable de la lutte contre l’antisémitisme, les éléments excessifs et même antidémocratiques de la proposition ont été soulignés rendant, en l’état un vote favorable impossible. La finalisation de la position des groupes politiques concernés (Horizons, Liot et Modem) n’était prévu qu’en début de semaine suivante.

L’équipe de Benjamin Lucas (8e circonscription) nous a assuré de son opposition à cette PPL. Par ailleurs, nous avons pu constater les prises de position défavorables sur les réseaux sociaux de Dieynaba Diop (9e circonscription). A noter que nous n’avons eu aucune réponse de Charles Rodwell, Marie Lebec, Yaël Braun-Pivet, Natalia Pouzyreff, Aurélien Rousseau, Anne-Sophie Ronceret, Karl Olive.

Le texte n’a finalement pas été débattu, le gouvernement en prépare une nouvelle version pour début juillet qui, espérons-le, se recentrera sur la lutte contre l’antisémitisme et non sur la censure du débat démocratique légitime sur la géopolitique au Moyen-Orient dont la critique de la politique génocidaire israélienne.

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